Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 09:17

Depuis un certain temps, le Belem a tendance à se faire rare à Cherbourg. Il est ouvert au public, dans le bassin du Commerce. Remis en état par le Commandant Randier, ce vénérable centenaire est le plus vieux bateau français qui navigue encore, sous les soins de la Fondation Belem.

Nous avons remarqué un tout petit détail, concernant la seule corde à bord, celle de la cloche.  Elle fut offerte au bateau par la Caisse d'Epargne de Cherbourg (Ecureuil). Cependant, telle qu'elle fut offerte, le battant ne comportait pas d'anneau pour la fixer.

 

cloche-belem.JPG

© S. Fenoulière

 

La cloche, telle qu'elle fut offerte. Le Belem était alors un bateau sans corde.

 

cloche-belem-avec-corde.jpg

© S. Fenoulière

 

La cloche, avec son battant modifié et sa corde.

 

belem-vu-du-pont-recadre.JPG

© S. Fenoulière

 

Le Belem à quai, avec le Pelican of London.

 

On remarque une voile d'étai en train de se déployer, au mât de misaine.

 

Belem-voile-d-etai-1.JPG

© S. Fenoulière

 

A environ une trentaine de mètres, les hommes sont à peine visibles.

 

Belem-voile-d-etai-4.JPG

© S. Fenoulière

 

Une tâche peu facile.

 

Belem-voile-d-etai-tres-gros-plan.JPG

© S. Fenoulière

 

Le Belem n'a que huit hommes d'équipage permanent et ses officiers. Le Commandant Randier nous disait qu'on reprochait au Belem de ne jamais le voir avec des hommes au garde-à-vous dans la mâture. On ne peut le faire qu'avec un équipage permanent professionnel, et non pas avec des stagiaires, qui ne peuvent accomplir de telles acrobaties. Nous avions évoqué avec le Commandant le risque d'une fortune de mer. Ce commandant de l'un des plus gros pétroliers français et du Belem était certainement plus conscient que quiconque que le risque zéro n'existe pas moins sur "un pétrolier ayant à s'alléger en baie de Seine pour pouvoir entrer à Antifer" que sur le Belem, qui "est fait pour naviguer".

 

 

 

belem-a-quai-4.JPG

© S. Fenoulière

 

le Belem à quai.

 

belem-belle-sortie-chenal.JPG

© S. Fenoulière

 

Le Belem quitte le chenal.

 

belem-beau-rade.JPG

©. S. Fenoulière

 

Le Belem dans la petite rade.

 

belem-et-vieux-copain.JPG

© S. Fenoulière

 

Le Belem et le Vieux Copain.

 

frise-belem.jpg

© S. Fenoulière

 

Frise.

 

dauphin-belem.jpg

© S. Fenoulière

 

Ce dauphin sillonne les mers depuis plus de cent ans.

bureau-belem.jpg

© S. Fenoulière

 

Le Belem n'a rien perdu de son lustre de yacht de luxe.

 

gaillard-babord.jpg

© S. Fenoulière

L'atelier du bosco.

C'est, en fait, l'ancien gaillard bâbord, qui abritait les cabanes de l'équipage, la maîtrise vivant à l'arrière.

 

gaillard-tribord.jpg

© S. Fenoulière

 

Le gaillard tribord.

 

La disposition des cases donne une idée de l'exigüité des logements de l'équipage, au temps de la marine à voile.

 

Pour nous, le Belem, c'est aussi deux hommes, le Commandant Jean Randier, sans lequel ce superbe bâtiment serait sans doute une épave en train de rouiller dans la lagune de Venise et le bosco Daniel Jéhanno. Nous entendons encore l'indignation dans la voix du Commandant, lorsqu'il nous racontait, dans son petit bureau sous les combles de l'Hôtel des Caisses d'Epargne, que le jeune ingénieur chargé des travaux à Brest lui avait suggéré, "pour gagner du temps lors du démontage, de tronçonner les mâts au ras du pont" !!! Il avait consacré une telle énergie à le sauver et à le faire renaviguer que le Belem était et restait SON bateau, même lorsqu'il avait dû en céder le commandement à d'autres. Il ne peut y avoir qu'un seul maître à bord.

Avoir Daniel Jehanno comme guide pour visiter le navire, c'est avoir le privilège de tout visiter, à l'exception des cabines occupées, qui sont privées. C'est aussi, pour une quarantaine de gamins, l'occasion de hisser une lourde voile d'étai, à bord du Belem. Au moins l'un d'entre eux ext devenu Capitaine aux longs cours.

C'est aussi apprendre qu'il exist[ait] un challenge particulier entre les équipages de TS Royalist et du Belem.

 

t-s-royalist-arrive-de-face.jpg

© S. Fenoulère

 

TS Royalist accoste.

 

A chaque fois que TS Royalist et le Belem se rencontraient dans un port, les deux équipages devaient escalader la mâture des deux navires le plus vite possible.

 

TS-Royalist-vire-rade.jpg

© S. Fenoulière

 

La plupart des marins anglais a embarqué sur ce brigantin.

 

misaine-voile-TS-Royalist.JPG

© S. Fenoulière

 

Mâture à pible de TS Royalist.. (Mâts d'un seul jet).

Par bateauxcherbourg.fr.over-blog.com - Publié dans : patrimoine maritime
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 11:21

Nous avons déjà vu la misaine lors du gréement de la grand-voile. Les deux voiles étant mises en place en même temps.

 

hissage-misaine-1.JPG

© S. Fenoulière

 

Avant de hisser la voile pliée en deux, l'équipe prend place sur le mât et la vergue de misaine.

 

La voile sera hissée plus haut que la vergue, puis ramenée par ses extrémités pour la mise en place définitive. Un membre de l'équipe aidera la toile à passer au dessus des étais.

 

hissage-misaine-2-copie-1.JPG

© S. Fenoulière

 

Les deux premiers intervenants sont en place. Au dessus, on refait les échelles.

 

misaine-etendue-sur-pont-1-copie-1.JPG

© S. Fenoulière

 

La misaine étendue sur le pont montre les armes du Sultanat d'Oman.

 

Par bateauxcherbourg.fr.over-blog.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 11:21

Il y a cent ans, le Titanic faisait sa première et dernière escale à Cherbourg.

 

titanic-maquette.JPG

© S. Fenoulière

 

Maquette du Titanic.

 

Les progrès dans la construction des navires à coque en acier étaient tels que l'on avait surestimé les qualités du bateau, le considérant parfaitement insubmersible, en toutes circonstances, à tel point qu'on ne l'avait pas pourvu de tous les moyens de sauvetage nécessaires et suffisants pour évacuer tous les passagers et l'équipage, en cas de nécessité.

Les dernières études du naufrage, à partir d'éléments de la coque récupérés sur l'épave, tendent à prouver que, contrairement au Concordia dont les tôles ont été déchirées, celles du Titanic on résisté au frottement contre l'iceberg . Mais beaucoup trop de rivets ont sauté, "décousant" de nombreuses tôles les unes des autres, sur une longueur importante, permettant ainsi à la mer d'envahir les compartiments supposés étanches. La décision inopportune de remettre les hélices en route n'aurait fait qu'aggraver largement la situation en introduisant davantage d'eau dans les brèches.

De plus, les cloisons séparant les compartiments ne s'élevaient pas jusqu'au pont, au dessus de la flottaison, permettant ainsi à l'eau de déborder dans le compartiment suivant et ainsi de suite, ce qui explique la façon dont le paquebot a coulé par l'avant, créant le désastre que l'on connaît.

Il est dit, aussi, qu'un incendie s'était déclaré dans la soute à charbon, incendie non encore éteint la veille du  naufrage, ce qui aurait gravement fragilisé la coque et facilité le bris.

Un autre désastre, le torpillage du Lusitania lors de la première Guerre mondiale, créera approximativement le même nombre de victimes et provoquera l'entrée en guerre des Etats-Unis contre l'Allemagne.

 

 

titanic.jpg

collection particulière

 

Cette carte postale dit représenter le Titanic à Cherbourg. Ce n'est pas possible car l'escale avait eu lieu de nuit. S'il était en rade, on verrait la digue du large derrière lui. Il peut donc s'agir du Titanic pendant ses essais avant l'escale à Cherbourg, ou, plus vraissemblablement, de son sister-ship Olympic. La Cité de la Mer à Cherbourg montre une photo de l'escale de nuit.

Le transbordeur Nomadic, que nous avons connu sous le nom d'Ingénieur Minard, et vu, sans sa cheminée, plus épave que bateau au Trocadéro, à Paris, avait été construit selon les mêmes principes et par le même chantier que le paquebot. Il a été racheté et restauré par la ville de Belfast.

 

leviathan-avec-transbordeur-copie-1.JPG

collection particulière

 

Ancré devant la digue du large, le Titanic a embarqué ses passagers avec un transbordeur, dans les mêmes conditions que sur la photo, mais de nuit. La photo n'étant pas très nette, le transbordeur peut être le Nomadic, ou,  moins probablement, celui que nous connaîtrons sous le nom d'Ingénieur Reibel, un peu plus petit, également construit pour le Titanic mais réservé aux 3èmes classes, qui fut détruit lors du retrait des Abeilles de Cherbourg.

 

 

 

lusitania.JPG

extrait de Jane's Fighting Ships. Collection particulière.

 

Un autre drame maritime, aux conséquences mondiales.

 

hotel-atlantique.jpg

© S. Fenoulière

 

L'Hôtel Atlantique, façade du boulevard Félix Amiot.

 

En 1922, les émigrants d'Europe de l'Est seront accueillis dans l'Hôtel Atlantique, pour une sorte de quarantaine permettant d'éliminer tout candidat à l'émigration qui serait rejeté par les services d'immigration américains et qui devrait être rapatrié aux frais des compagnies.

 

hotel-atlantique-entree.jpg

© S. Fenoulière

 

Entrée principale de l'hôtel, partie occupée, à l'heure actuelle, par la police aux frontières.

 

Lorsque nous accompagnions des croisièristes américains, nous rappelions à ceux qui ont des ancêtres originaires d'Europe de l'Est, qu'à partir de 1922, une majorité de ces derniers avait séjourné dans l'Hôtel Atlantique avant d'obtenir l'autorisation d'embarquer pour l'Amérique. Auparavant, d'autres avaient séjourné Cité Fougères, dans le quartier du Roule, et, encore avant, à bord d'un paquebot ancré dans la rade servant d'hôtel flottant.

 

kronprinz-wilhelm-12-avril-1911.JPG

Collection particulière

 

Transbordeur à roues.

 

 

Par bateauxcherbourg.fr.over-blog.com - Publié dans : paquebots
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 08:22

Lorsque le mât de misaine aura été remonté, ce n'est qu'une question de jours, et quand la curieuse plate-forme aura été démontée à l'arrière, on retrouvera le Marité pratiquement dans son état originel. Il est, cependant, regrettable de le masquer à la vue des visiteurs avec deux bateaux à couple, l'un d'eux, celui du milieu, méritant à lui seul d'être vu, également.

 

marité vue générale

© S. Fenoulière

 

La modification la plus évidente est le rétablissement du taillemer, tel qu'il était à l'origine.

 

frise 1

© S. Fenoulière

 

Frise.

 

photomontage des deux proues

© S. Fenoulière

 

Ces deux photos montrent  "l'ancienne" Marité à droite et la nouvelle, plus conforme à son état initial, à gauche.

 

 

bout-dehors

© S. Fenoulière

 

Le bout-dehors.

 

pont vue arrière

© S. Fenoulière

 

Le pont, avec le rouf,vu de l'arrière, et la plate-forme qui disparaîtra.

 

vue de face 2

© S. Fenoulière

 

Cette vue de face montre le mât de misaine, en attente de son mât de hune et de celui de perroquet.

 

pomme mât misaine

© S. Fenoulière

 

Bientôt, seuls les goélands verront la pomme de mât sous cet angle.

 

vue d'ensemble mât de hune mât de perroquet

© S. Fenoulière

 

Assemblage mât de hune-mât de perroquet.

 

hune et jumelles

©  S. Fenoulière

 

Hune et jumelles.

 

capelage-et-ferrure-etai.jpg

© S. Fenoulière

 

Capelage des haubans et ferrure d'étai.

 

jonction-mat-de-perroquet-mat-de-hune.jpg

© S. Fenoulière

 

Jonction mât de hune - mât de perroquet.

 

de-face-vue-basse.jpg

© S. Fenoulière

 

Vue basse de la coque.

Par bateauxcherbourg.fr.over-blog.com - Publié dans : patrimoine maritime
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 06:26

Le dimanche 1er avril 2012, le célèbre cotre pilote Jolie Brise, lancé en 1913 au Havre par Paumelle, quittait le ponton du port Chantereyne.

 

 

jolie-brise-nom.jpg

 

© S. Fenoulière

 

jolie-brise-de-face-au-ponton.jpg

© S. Fenoulière

 

Jolie Brise au ponton.

 

jolie-brise-barre.jpg

© S. Fenoulière

 

La barre.

 

jolie-brise-arriere-entiere-ponton.jpg

© S. Fenoulière

 

Jolie Brise au ponton, vue arrière.

 

jolie-brise-verticale.jpg

© S. Fenoulière

 

La finesse du bateau, qui a probablement profité des recherches d'Augustin Normand pour construire le yacht le Velox, et la hauteur du mât sont remarquables.

 

jolie-brise-avec-foc.jpg

© S. Fenoulière

 

Jolie Brise utilisant sa trinquette pour se déhaler, nous espérions la voir hisser sa grand-voile pour sortir du port. Malheureusement, il n'en a rien été.

 

jolie-brise-foc-1.jpg

© S. Fenoulière

 

Jolie Brise se déhale.

 

jolie-brise.jpg

© S. Fenoulière

 

Pour un pilote, l'intérêt était d'avoir un bateau rapide, pour arriver le premier sur un client. Vu ses qualités, lui permettant, encore, à l'heure actuelle, de battre des bateaux spécialement construits pour la course, Jolie Brise est manifestement ce qui s'est fait de mieux comme compromis entre bateau de course et bateau de travail, qui embarquait une annexe, dite pilotine, pour gagner le bord du navire à servir. Le pont, long de 17 mètres, a été modifié, lors de la transformation en yacht.

 

jolie-brise-quitte-ponton.jpg

© S. Fenoulière

 

jolie-brise-rade.jpg

© S. Fenoulière

 

Le skipper a décidé d'attendre d'être dans la grande rade pour hisser ses voiles.

Par bateauxcherbourg.fr.over-blog.com - Publié dans : patrimoine maritime
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus