Depuis un certain temps, le Belem a tendance à se faire rare à Cherbourg. Il est ouvert au public, dans le bassin du Commerce. Remis en état par le Commandant Randier, ce vénérable centenaire est le plus vieux bateau français qui navigue encore, sous les soins de la Fondation Belem.
Nous avons remarqué un tout petit détail, concernant la seule corde à bord, celle de la cloche. Elle fut offerte au bateau par la Caisse d'Epargne de Cherbourg (Ecureuil). Cependant, telle qu'elle fut offerte, le battant ne comportait pas d'anneau pour la fixer.
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La cloche, telle qu'elle fut offerte. Le Belem était alors un bateau sans corde.
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La cloche, avec son battant modifié et sa corde.
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Le Belem à quai, avec le Pelican of London.
On remarque une voile d'étai en train de se déployer, au mât de misaine.
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A environ une trentaine de mètres, les hommes sont à peine visibles.
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Une tâche peu facile.
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Le Belem n'a que huit hommes d'équipage permanent et ses officiers. Le Commandant Randier nous disait qu'on reprochait au Belem de ne jamais le voir avec des hommes au garde-à-vous dans la mâture. On ne peut le faire qu'avec un équipage permanent professionnel, et non pas avec des stagiaires, qui ne peuvent accomplir de telles acrobaties. Nous avions évoqué avec le Commandant le risque d'une fortune de mer. Ce commandant de l'un des plus gros pétroliers français et du Belem était certainement plus conscient que quiconque que le risque zéro n'existe pas moins sur "un pétrolier ayant à s'alléger en baie de Seine pour pouvoir entrer à Antifer" que sur le Belem, qui "est fait pour naviguer".
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le Belem à quai.
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Le Belem quitte le chenal.
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Le Belem dans la petite rade.
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Le Belem et le Vieux Copain.
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Frise.
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Ce dauphin sillonne les mers depuis plus de cent ans.
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Le Belem n'a rien perdu de son lustre de yacht de luxe.
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L'atelier du bosco.
C'est, en fait, l'ancien gaillard bâbord, qui abritait les cabanes de l'équipage, la maîtrise vivant à l'arrière.
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Le gaillard tribord.
La disposition des cases donne une idée de l'exigüité des logements de l'équipage, au temps de la marine à voile.
Pour nous, le Belem, c'est aussi deux hommes, le Commandant Jean Randier, sans lequel ce superbe bâtiment serait sans doute une épave en train de rouiller dans la lagune de Venise et le bosco Daniel Jéhanno. Nous entendons encore l'indignation dans la voix du Commandant, lorsqu'il nous racontait, dans son petit bureau sous les combles de l'Hôtel des Caisses d'Epargne, que le jeune ingénieur chargé des travaux à Brest lui avait suggéré, "pour gagner du temps lors du démontage, de tronçonner les mâts au ras du pont" !!! Il avait consacré une telle énergie à le sauver et à le faire renaviguer que le Belem était et restait SON bateau, même lorsqu'il avait dû en céder le commandement à d'autres. Il ne peut y avoir qu'un seul maître à bord.
Avoir Daniel Jehanno comme guide pour visiter le navire, c'est avoir le privilège de tout visiter, à l'exception des cabines occupées, qui sont privées. C'est aussi, pour une quarantaine de gamins, l'occasion de hisser une lourde voile d'étai, à bord du Belem. Au moins l'un d'entre eux ext devenu Capitaine aux longs cours.
C'est aussi apprendre qu'il exist[ait] un challenge particulier entre les équipages de TS Royalist et du Belem.
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TS Royalist accoste.
A chaque fois que TS Royalist et le Belem se rencontraient dans un port, les deux équipages devaient escalader la mâture des deux navires le plus vite possible.
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La plupart des marins anglais a embarqué sur ce brigantin.
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Mâture à pible de TS Royalist.. (Mâts d'un seul jet).
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