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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 21:29

Le paquebot a fait escale à Cherbourg pour embarquer environ deux mille passagers, opérations qui ont duré plus longtemps que prévu. C'est à dix neuf heures qu'il a quité le quai de France, attendu, comme le matin, par le remorqueur Saire de la Marine nationale.

© S. Fenoulière

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Afin d'accompagner Queen Mary II, comme le matin, Saire attend le départ, en compagnie de la gendarmerie maritime, de deux pilotines et d'un certain nombre de bateaux de plaisance.

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Queen Mary quitte le quai seul en marche arrière. De nombreux spectateurs étaient surpris que Saire ne le prenne pas en remorque. Depuis un certain nombre d'années, les gros navires accostent seuls, quand le vent n'est pas trop fort, grâce à leurs turbines, à l'avant et à l'arrière, et à leurs pods.

© S. Fenoulière

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Afin de permettre au paquebot de virer dans la baie des Mielles, Saire l'accompagne à tribord.

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Le paquebot commence à virer.

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Derrière la gerbe, qui donne un petit avant-goût de l'accueil qui attend le bateau à Saint-Nazaire.

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Prêt à sortir de la petite rade.

© S. Fenoulière

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En sens inverse de ce matin.

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 12:59
© S. Fenoulière

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Vers 7 heures, on aperçoit la cheminée au dessus des bâtiments de la base navale, sous un ciel gris.

En route pour New-York, via Saint-Nazaire, pour célébrer le centenaire du débarquement des premières troupes américaines en ce port, le Queen Mary 2 vient embarquer quelques 2000 passagers. Ils vont participer à une course originale entre le paquebot et des trimarans de course. Les records de vitesse pour les voiliers sont d'ordinaire tentés dans le sens des vents dominants, d'ouest en est, l'avantage est donc, à priori, pour le paquebot.

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Dans la grande rade.

© S. Fenoulière

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Il est de tradition, lorsqu'un nouveau paquebot fait escale pour la première fois dans un port, qu'il soit accueilli avec les gerbes d'eau des remorqueurs. Ce n'est absolument pas la première escale du paquebot mais les relations plus que centenaires entre la Cunard et Cherbourg, mais aussi avec les remorqueurs de la Marine nationale, justifient ce traitement de faveur.

© S. Fenoulière

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Queen Mary 2 double le musoir du Homet.

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Le paquebot et son escorte.

© S. Fenoulière

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Le paquebot se dirige vers le quai de France, qui accueillait son prédécesseur tous les quinze jours, autrefois.

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 13:49
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Le kayak

 

 

« Il y aurait un volume à écrire sur ces merveilleuses embarcations que tout le monde connaît; ayant depuis des siècles, atteint la perfection, elles n'ont subi aucune modification importante. Grâce à l'éducation donnée dès le plus jeune âge, et surtout à l'hérédité, les indigènes deviennent de véritables « hommes bateaux ».'

 

Si les esquimaux ont adopté les armes à feu, ils conservent cependant sur leurs kayaks les armes primitives qu'ils fabriquent eux-mêmes, et continuent à les utiliser. Cette fidélité aux habitudes séculaires qui s'étend à tous les actes de la vie est un gage de sécurité entretenu par le Danemark. Les indigènes profitent du progrès, mais si les glaces pendant une ou même plusieurs années empêchaient le ravitaillement, la colonie ne courrait aucun danger.

 

L'habileté des esquimaux dans leurs kayaks est étonnante. Nous fûmes surtout intéressés par le redressement de l'embarcation chavirée; l'homme, les jambes passées sous l'avant-pont, fixé par un anorak ficelé au trou .par lequel il pénétrait, faisait corps avec son bateau; à peine, le fond plat s'était-il montré que l'esquimau se retrouvait d'aplomb ayant souvent fait sous l'eau un tour complet; il nous prouva qu'il n'avait même pas besoin de sa pagaie pour réussir;

 

Aucune loi mécanique ne peut expliquer cette acrobatie; elle est d'autant plus déconcertante qu'elle doit forcément être accomplie dès la première fois. Les kayaks sont très volages; le chavirement ne constitue pas un accident, tout esquimau doit savoir' se redresser en naissant. Il arrive, paraît-il, que les indigènes soient atteints de la phobie subite du kayak; les hommes les plus habiles et les plus courageux ne seraient pas à l'abri de cette maladie. » J.B. Charcot

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Le Pourquoi-pas ? à Port Andrup, août 1926.

Reproduction partielle d’une aquarelle par P. Le Conte, photographiée avec l’aimable autorisation de Monsieur Jean-Charles Arnault.

Ancien Musée Maritime Chantereyne, Quai Pierre Le Conte, Tourlaville.

L’esquimau étant attaché de façon hermétique à son kayak, il ne peut le quitter en mer. S’il chavire, il doit se redresser sous peine de mort. Le jeune esquimau doit réussir l’esquimautage du premier coup. Laissons Charcot, lui-même, faire le commentaire, de cette aquarelle :

« Vers une heure et demie du matin, un spectacle unique vint égayer notre lourde tâche : six kayaks arrivaient à nous, se faufilant avec une adresse et une dextérité extraordinaires entre les glaces. Tout en continuant notre route, nous en hissâmes un à bord, en suivant les indications de Mikkelsen. Le procédé est des plus simples : deux bouts de filin, munis d’un nœud d’agui, sont passés sous l’avant et l’arrière de la frêle embarcation ; un troisième est envoyé à l’homme qui la monte ; tandis que l’on hisse le kayak par ses deux extrémités, l’esquimau, sans sortir de son trou, se paumoie en suivant l’ascension, jusqu’au pont du navire. »

J. B. Charcot, La mer du Groenland, janvier 1929.

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 13:04
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Lavis représentant le Gustav Holm, à gauche, et le Pourquoi-pas ?, à droite, à Rosenving.

Seconde croisière au Groenland, août 1926. (Reproduit au catalogue de l’hommage national à Charcot et à son équipage, 1986). N° 210.

"

Le prélèvement de fossiles à la terre de Jameson n’était pas le seul but de la campagne car Charcot écrit : « Je voyais… un intérêt considérable, ne fût-ce que pour la réputation de notre pays, à ce que le premier bateau étranger venant de visiter le premier essai de colonisation sur la côte orientale soit un navire français. »

En demandant l’autorisation au gouvernement danois de nous rendre à la Terre de Jameson, je « fus avisé que « le « Gustav Holm », se rendrait au Scoresby Sund pour ravitailler ou secourir la colonie, nous convînmes d'agir d'accord. Ayant offert au gouvernement norvégien de venir en aide aux météorologistes de Jan-Mayen, je me chargeai pour eux de dix caisses de vivres et de matériel.

Je n'hésitai pas à entreprendre cette croisière, bien que je me trouvasse handicapé par la stricte limite à six semaines qui lui était assignée, alors que je devais envisager la possibilité d'un séjour forcé d'une ou plusieurs…années.

Le « Pourquoi-Pas ? » appareilla de Cherbourg le 17 juillet [1926] et fit escale à Stornoway, dans les Hébrides…

Vingt-quatre heures après, nous arrivions à Thorsavn dont la rade est maintenant protégée par une digue ; ce travail est d'autant plus remarquable qu'il fut accompli avec des moyens précaires. Nous y avons embarqué le capitaine Elnar Mikkelsen qui nous attendait impatiemment. Son secrétaire, l'étudiant Ebbe Münck, nous accompagnait depuis Cherbourg ; vigoureux, plein d'entrain et de gaîté, il avait en peu de jours conquis la sympathie de l'équipage et de l’Etat-Major, il en fut de même pour Mikkelsen. Au Fuglefjord, nous fîmes notre plein d'eau. Poussés par un bon vent, la traversée sous voiles et vapeur, parfois même avec la voilure seule, s'effectua à 9 nœuds de vitesse jusqu'à Jan-Mayen.

En cours de route nous entrâmes en communication radiotélégraphique avec le «Gustav Holm». Ce contact ne devait cesser qu'au retour des deux bateaux en Islande. Ce navire nous apprit que, contrarié par le temps, il devait charbonner à Seydisfjord sur la côte Est d'Islande. Cette obligation entraînait un grand retard. Or, il m'avait semblé qu'on nourrissait, au Danemark, le grand désir de voir ce navire arriver le premier à destination.

Il m'eût été facile, avec ma machine plus puissante et une voilure plus efficace, de devancer le «Gustav Holm » ; par une courtoisie toute naturelle je préférai m'en abstenir et régler notre travail en conséquence. Mikkelsen, au contraire, impatient de voir ce qui était advenu de sa colonie, me pressait ; je cherchai amicalement à calmer son ardeur ; je lui fis comprendre qu'une mauvaise nouvelle est toujours trop vite apprise ; par contre, si, comme nous l'espérions, tout avait bien marché, il valait mieux que le succès fût d'abord constaté par un autre que lui-même. Il me remercia plus tard de ma décision. » J. B. Charcot.

Le Capitaine Mikkelsen avait été chargé par le gouvernement danois de diriger la réimplantation d’Esquimaux à Rosenving. Le Pourquoi-pas ? y jetait l’ancre neuf heures après le Gustav Holm.

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 16:20

C'est le premier voyage à Rosenvinge.

« Nous parlions à peine, et la machine, mise en marche pour nous maintenir dans le voisinage de notre point de repère, tournait sans bruit; navires et hommes se sentaient si petits!

-A quatre heures du.matin, quelques hauts sommets surgirent au-dessus de la brume; le voile se déchira, la cathédrale se réveillant, étincela comme un immense diamant et sous un ciel radieux, apparut une côte de montagnes, roses et or, couronnées de neiges éternelles se déversant en glaciers chaotiques. Le Groenland avait tenu à se révéler brusquement, orné de ses plus beaux atours.

Le navire ayant été dépallé dans le Sud par le courant polaire, le cap Brewster, promontoire septentrional du Scoresby Sund, était à une dizaine de milles au N. W.

Ayant franchi quelques glaces serrées, nous gagnâmes un chenal d'eau libre le long de terre où nous draguâmes, sondâmes et recueillîmes des températures et échantillons d'eau de mer. Une théorie de grands ice-bergs, vraisemblablement échoués, prolongeaient le cap que nous devions doubler. » (J.C.)

© S. Fenoulière

© S. Fenoulière

"Les grands floes épais mis en liberté sont usés par la friction, rongés par les mouvements de la mer et par le dégel; ils constituent fréquemment des masses aux formes bizarres et élégantes d'une glace bleue-verdâtre très dure.

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 10:16
La Recherche arrive au Groenland

La Recherche arrive au Groenland

Lithographie extraite du rapport de la mission de La Recherche. Dessin de Cornulier, lithographié par Meyer, extrait du rapport de la mission de la corvette. Service historique des armées, Cherbourg.

La corvette ramena à Cherbourg l'une des collections eskimo les plus anciennes de France, à savoir un traîneau, un kayak, l'équipement complet d'un eskimo, vêtements et armes. Elle est actuellement exposée au musée d'ethnographie et d'histoire naturelle du parc Emmanuel Liais.

Et Charcot,Président de la Société des sciences de Cherbourg, connaissait bien cette collection.

Comme de nombreux savants du XIX e siècle, Charcot s’indignait que l’on eut fait si peu pour retrouver trace de l’expédition de la Lilloise, commandée par Jules de Blosseville.

 

Afin de nous rendre compte des difficultés de navigation que La Lilloise, La Bordelaise ou La Recherche pouvaient rencontrer lors de leurs missions, nous emprunterons à Charcot la description rapide d'un navire polaire.

« On confond trop souvent ces navires avec les brise-glace », nous dit-il, dans La Mer du Groenland. Le navire polaire n'est pas conçu pour ouvrir une route dans la glace compacte. Sa coque est étudiée pour s'introduire entre les blocs, appelés floes et pour les repousser. Il est parfois nécessaire que le navire monte sur la glace avec son étrave arrondie, ce qui implique une coque très renforcée à l'avant et à la hauteur de la flottaison, où l'on applique un soufflage fait de planches épaisses, dont la fonction est de protéger la coque. Le Pourquoi-pas ? était construit d'après l'expérience acquise par les baleiniers, mais aussi par les explorateurs Nordenskjold avec La Véga, Gerlache avec La Belgica, Scott avec Discovery et Charcot lui-même avec Le Français.

Malgré sa construction solide, le Pourquoi-pas ? eut à souffrir des chocs contre les éperons sous-marins, bien qu'il possédât une machine lui permettant de ralentir sa course au maximum en battant en arrière quand un danger se présentait."

Nos bricks et la corvette n'ayant jamais été conçus pour affronter les glaces et leur seul moteur étant le vent, on peut imaginer la difficulté de manœuvrer entre les glaces et les éperons rocheux sous-marins.

 

La Lilloise et la Bordelaise

 

La Lilloise n'avait rien d'un navire polaire. Les transformations faites par l'arsenal de Cherbourg sur La Bordelaise, brick chargé de remplacer La Lilloise après sa disparition corps et biens et d'en rechercher des traces éventuelles, nous donnent une idée assez précise de ce qu'il convient d'appeler le "bricolage" que ces bateaux, ancêtres du Français et du Pourquoi- pas ? subissaient.

La canonnière brig La Bordelaise lancée à Cherbourg le 19 juin 1824 en même temps que La Champenoise avait un tirant d'eau moyen de 2,06 mètres. On la fit revenir à Cherbourg le 28 mars 1834, où elle subit les travaux censés la rendre apte à sa mission : on se contenta en fait d’établir un doublage en bois au dessus et au dessous de la flottaison "pour limiter les chocs des glaces", on installa des soutes à charbon, pour le chauffage et le travail de forge et l'on réduisit la mâture supérieure.

Il est évident que ces quelques changements ne renforçaient en rien la structure interne du navire. Charcot décida, lui aussi, d’une mâture réduite sur le Français, mais ce dernier possédait une machine, qui devait lui permettre de battre en arrière en cas de besoin. Notons que la Recherche a une voilure non fractionnée et que les voiles carrées inférieures sont pratiquement ferlées.

 

La Recherche

 

En 1822, le capitaine baleinier anglais William Scoresby parvint à atteindre la côte Est du Groenland jusqu'à 73°30’ de latitude puis il redescendit vers le Sud jusqu'au fjord qui porte aujourd'hui le nom de Scoresby Sund et dut s'éloigner de la côte à cause des glaces à 69°35 de latitude. C'est cette région que Jules de Blosseville allait explorer à bord de La Lilloise. Son brick fut armé à Rochefort et quitta Dunkerque pour le Nord au printemps de 1833. Au lieu de poursuivre vers l'Islande, Blosseville décida d'infléchir sa route vers le nord-ouest. Le 29 juillet et les jours suivants, Blosseville releva un certain nombre de points remarquables situés sur la côte Est du Groenland, entre 68°34 et 68°55 de latitude nord, terre que les Danois ont appelé Terre de Blosseville. Il revint en Islande, d'où il envoya un rapport en France et décida de repartir, au milieu du mois d'août, afin d'essayer de parfaire son entreprise. Peut-être la saison était-elle déjà trop avancée, mais on ne revit jamais ni le navire ni son équipage.

La Bordelaise quitta Cherbourg le 7 avril 1834, chargée de porter assistance aux pêcheurs d'Islande et de rechercher J. de Blosseville et son navire. Le Commandant Dutaillis dut limiter ses recherches aux côtes d'Islande et le brick rentra à Cherbourg le 22 septembre 1834 sans avoir trouvé quoi que ce soit et sans avoir pénétré dans les glaces.

L'opinion publique s'émut car des explorateurs et des savants comme Sir James Ross et Arago intervinrent publiquement pour affirmer que l'on pouvait survivre dans les régions polaires. On prépara donc une robuste corvette, Le Pourvoyeur, rebaptisée La Recherche et placée sous le commandement du Capitaine de Vaisseau Tréhouart, auquel était adjoint un état-major scientifique qui rapporta une moisson extraordinaire de documents de toutes sortes, y compris un ensemble composé d’un kayak, un traîneau et l’équipement complet de l’Esquimau pour la chasse, conservé au musée d’ethnographie de Cherbourg. En l'absence à bord de spécialistes des glaces, Tréhouart ne pénétra pas dans celles-ci. Il longea la côte jusqu'à Frederichshaben, au sud-ouest du Groenland, dans la partie la mieux connue et la seule alors habitée de cette île. Pas plus que La Bordelaise, La Recherche ne put trouver le moindre indice.

brick français, début du XIX ème, d'après legs Bretocq, Service historique des Armées, Cherbourg.

brick français, début du XIX ème, d'après legs Bretocq, Service historique des Armées, Cherbourg.

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 13:32

1925-1928 le Groenland

 

Chaque année, depuis 1925, le Pourquoi-pas ? se rendit au Groenland, en particulier en soutien des expéditions Paul-Emile Victor, jusqu'à sa disparition tragique. Mais Charcot ayant publié La mer du Groenland en 1929 et Pierre Le Conte ayant cessé de participer aux expéditions après celle de 1928, les illustrations par ce dernier cessèrent.

 

Le Groenland n’est pas si loin de Jan-Mayen et il est évident que visiter les glaces « démangeait » Charcot. Il n’eut pas besoin de se forcer beaucoup pour prendre la route de l’Arctique. Le Pourquoi-pas ? était en mission à Jan-Mayen et Charcot rendait visite au personnel norvégien de la station de TSF. Voici, raconté par lui-même, comment l’occasion se présenta, accidentellement.

 

« Le jour continu et un beau temps exceptionnel nous permirent de poursuivre un travail intensif à la mer et d'effectuer des débarquements en différents points de Jan-Mayen.

Vingt-quatre heures après, notre programme étant rempli nous revenions à la station. Les communications avec la terre furent cette fois très faciles et, pendant une douzaine d'heures, Chevallier put continuer sa série d'observations magnétiques.

Pendant ce temps, nous bavardions avec les Norvégiens, et même dans ce coin perdu du monde, les potins marchaient grand train.

C'est ainsi que j'appris qu'une expédition danoise commandée par Bjerring-Petersen, se trouvait depuis un an sur la côte Est du Groenland, à l'entrée du Scoresby Sund. Cette expédition dont le but était à la fois scientifique et colonisateur possédait un poste récepteur. Et Jan-Mayen, le 1er et le 15 de chaque mois, transmettait à 6 heures des nouvelles envoyées de Copenhague. Bien que ne pouvant recevoir aucune réponse, par une sorte de pressentiment, les Norvégiens étaient inquiets.

Mes instructions formelles n'autorisaient pas une visite au Groenland; mais, il est traditionnel dans la .Marine française qu'un Commandant peut transgresser les ordres et courir tous les risques pour secourir des vies en danger. Considérant que le « Pourquoi' pas?» était en état de naviguer dans les glaces et persuadé que je ne serais pas désavoué par le Ministère, je décidai à la grande joie de l'équipage et de mes camarades, d'aller offrir nos services aux Danois. »

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 16:20

Après sa brève incursion en Méditerranée, on retrouve le bateau en Atlantique-nord.C'est la dernière croisière, depuis la fin de la guerre, avant que le Pourquoi-pas? retrouve son rôle de navire polaire. Mais les Féroés sont sur la route du Groenland, on le retrouvera donc assez régulièrement faisant escale dans cette région.

© S. Fenoulière

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Lille Dimon

Aquarelle de P. Le Conte, sur papier à lettre du bord, orné de la vignette Pourquoi-pas ?

© S. Fenoulière

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Loch Carloway, croisière de 1926. Aquarelle de P. Le Conte.

Après avoir fait escale à Stornoway, et le plein de charbon terminé en quelques heures, le Pourquoi-pas ? mit le cap sur les Féroë. « Un coup de vent nous obligea à relâcher une demi-journée dans le loch Carloway que j'avais fréquenté pendant la guerre ». J. B. Charcot.

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 17:27
© S. Fenoulière

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Cette campagne du Pourquoi-pas ? dans le Golfe de Gabès est certainement la moins connue.

C’est la plus étrange des campagnes du Pourquoi-pas ?, parce que l’on n’attendait pas un tel bateau dans la Méditerranée. En 1923, la campagne mène le navire dans le Golfe de Gabès. A la demande de la Conférence Internationale, Charcot va étudier la pêche au thon. Il en profite pour étudier la géologie des îles Linosa, Pantellaria, Lampedusa, Habidos, Rachgoun, Alboran et le plateau des Esquerquis et des Sorelles.

© S. Fenoulière

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Sur le quai, quiétude orientale. Cette série de croquis, comportant des marques de correction à apporter, sont des rares témoignages visuels de cette croisière.

© S. Fenoulière

© S. Fenoulière

Méditation orientale.

© S. Fenoulière

© S. Fenoulière

© S. Fenoulière

© S. Fenoulière

Que peut-il leur raconter, avec son cimeterre à la main ?

© S. Fenoulière

© S. Fenoulière

Rue des Armuriers.

© S. Fenoulière

© S. Fenoulière

Croisière de 1923, non située.

© S. Fenoulière

© S. Fenoulière

Ce petit navire, fabriqué et « lancé » à bord du Pourquoi-Pas ? par Pierre le Conte représente un bateau malouin, peut-être La Grande Hermine, de Jacques Cartier, tel qu’on le supposait dans les années vingt. L’erreur de pavillon qu’il comporte ne le rend que plus authentique, car on a découvert postérieurement que ce drapeau de Saint-Malo est anachronique. (Remarque de Dan Lailler et Monsieur Gautier, fils).

Contenu du message : « Pierre le Conte, Imagier de la Marine, a construit et lancé ce vaisseau du XVI e siècle à bord du Pourquoi-pas ?, en Manche, Septembre 1923. »

N° 265 de l’exposition Charcot, l’aventure polaire, à Saint Malo,

au Musée national de la Marine, Paris, et à Rouen, 1986. Col. particulière, Cherbourg.

L'une des occupations dans le carré du Pourquoi-pas?

 

© S. Fenoulière

© S. Fenoulière

Belle demi-coque en acajou de la goélette Pourquoi-pas ? de 99 tonneaux, avec laquelle Charcot va en Irlande, puis aux Hébrides et aux îles Féroé, où il fera des études hydrologiques, micro-biologiques et météorologiques. Fabriquée par P. Le Conte.

Autre exemple de l'activité à bord lorsque le bateau n'exigeait pas l'intervention de l'Etat-major.

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 08:59
© S. Fenoulière Stornoway, Pierre Le Conte 27/6/1921

© S. Fenoulière Stornoway, Pierre Le Conte 27/6/1921

Sur la route de Rockall et des Féroës, Stornoway est la "ville la plus septentrionale de l'Ecosse où le ravitaillement est possible. Nous sommes toujours sûrs d'y trouver un accueil en apparence froid pour l'ignorant mais très chaud en réalité.Je ne puis d'ailleurs venir dans cette localité sans me souvenir avec émotion de la façon dont je fus reçu et choyé avec tout mon équipage français, lorsque l'Amirauté britannique me fit lhonneur, en 1915, de me donner le commandement d'un de ses petits croiseurs auxiliaires." J. Charcot. (N° 178 de l'exposition Charcot L'aventure polaire, 1986, Saint-Malo, Musée de la Marine, Paris, Rouen.

© S. Fenoulière. Dessin préliminaire pour bois gravés, par Pierre Le Conte (de trois).

© S. Fenoulière. Dessin préliminaire pour bois gravés, par Pierre Le Conte (de trois).

La première escale après Stornoway fut "Sudéroë, l'île la plus Sud de l'archipel des Féroë..." (J. Charcot). N° 206 de l'exposition.

© S. Fenoulière. Autre dessin préliminaire pour bois gravés, par Pierre Le Conte (de trois).

© S. Fenoulière. Autre dessin préliminaire pour bois gravés, par Pierre Le Conte (de trois).

Ces dessins, non situés de façon précise, furent produits durant l'hiver 1923, pour un tirage de bois gravés.

Dix-sept îles, tufs et basaltes en amas pyramidaux ou étrangement déchiquetés, surgissent de la mer; piliers immenses, elles supportent les brumes hautes, à moins que monolithes gigantesques, leurs sommets ne les dominent. Des chenaux les séparent; souvent étroits, ces couloirs sont parcourus par de violents courants dans un sens ou dans l'autre..." (J. Charcot).

N° 206 de l'exposition.

© S. Fenoulière. Bois gravé, par Pierre Le Conte, numéroté 7/40 et signé.

© S. Fenoulière. Bois gravé, par Pierre Le Conte, numéroté 7/40 et signé.

Ce bois gravé est collé dans La mer du Groenland, édition originale. Noter que ce bois gravé est inversé par rapport au dessin préparatoire, gravé sur le bois.

"Je ne pouvais en vieil habitué de cet archipel danois résister au désir de le faire connaître, ne fût-ce que superficiellement, à mes collaborateurs, et nous fîmes quelques escales aux sites les plus curieux", nous dit Charcot, sans les nommer. N° 206 de l'exposition.

© S. Fenoulière. Sortie du passage ou fjord, par Pierre Le Conte. N° 205 de l'exposition.

© S. Fenoulière. Sortie du passage ou fjord, par Pierre Le Conte. N° 205 de l'exposition.

© S. Fenoulière. Glengariff,, par Pierre Le Conte. N° 199 de l'exposition.

© S. Fenoulière. Glengariff,, par Pierre Le Conte. N° 199 de l'exposition.

La tempête secouant fortement le bateau, le Pourquoi-pas? gagne l'abri de Glengariff, qu'il fréquentera plusieurs fois.

 

 

© S. Fenoulière. Pierre Le Conte, 23/7/1923.

© S. Fenoulière. Pierre Le Conte, 23/7/1923.

Le 23 juillet, le Pourquoi-pas? faisait son "plein d'eau douce directement à la cascade de Westmanhavn puis poursuivait vers Jan-Mayen.

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